Le village au bord du fleuve
Dans un village au bord du grand fleuve, le vieil Ilunga racontait souvent aux jeunes les récits de son enfance. Il parlait des champs de manioc, des chants qui accompagnaient le travail, et des veillées où l'on écoutait les anciens sous le ciel étoilé.
Ilunga se souvenait aussi d'un jour particulier, en 1960, où toute une génération avait senti souffler un vent nouveau sur le pays : celui de l'indépendance. « Nous étions jeunes, disait-il, et nous croyions que tout allait changer d'un seul coup. Nous avons appris, avec le temps, que bâtir une nation demande de la patience, comme construire une maison pierre par pierre. »
Ce texte original, inspiré de l'esprit de la littérature congolaise naissante — celle qui, avec des auteurs comme Antoine-Roger Bolamba, a donné une voix écrite aux réalités et aux espoirs du pays — invite les élèves à réfléchir à la mémoire, à la transmission, et à la construction d'une identité nationale.
Vocabulary
Quick check
Que raconte Ilunga aux jeunes du village ?
Selon Ilunga, comment se construit une nation ?